07.10.2009
Pétition à l'intention de Monsieur Hortefeux pour le respect dû aux deux policiers morts en service le 7 octobre 2009
Deux policiers de la BAC de Cannes sont décédés la nuit dernière lors d'un accident de voiture en se rendant sur une intervention.
Un troisième est sérieusement blessé.
L'information, relayée par de nombreux sites d'informations en ligne, est largement commentée, le plus souvent avec des messages respectueux de cette conséquence tragique du travail de police et de la nécessité d'intervention rapide.
Quelles que soient les circonstances de cet accident, ces deux policiers sont morts au service de la France, de l'ensemble des citoyens.
Leur équipier souffre de ses blessures.
Les policiers s'insurgent des nombreux commentaires non modérés par les responsables de publication qui fleurissent sur Internet, allant de la réjouissance à cette annonce de deux décès de policiers à des atteintes graves à la mémoire de nos deux camarades, et par là même à la réputation globale de l'ensemble des forces de l'ordre.
Ces propos, parfois d'un contenu à vomir, sont insupportables à l'ensemble des policiers et gendarmes, à la grande majorité des Français solidaires des risques encourus dans le travail quotidien des acteurs de la sécurité publique et sans doute encore plus aux familles endeuillées qu'il faut préserver en ce temps de douleur.
Nous appelons Monsieur de Ministre de l'Intérieur à condamner fermement ces propos et à rappeler énergiquement aux directeurs de publication leurs obligations légales et leur responsabilité en matière de modération concernant les outrages publics aux forces de l'ordre, tout particulièrement en cette triste journée.
Chaque jour les agents de la force publique prennent leurs services, prêts à se sacrifier malgré les insultes récurrentes dont ils sont l'objet à la fois sur la voie publique et sur les médias, notamment participatifs, souvent dans ce dernier cadre par de lâches anonymes.
Ils en ont pris leur parti, ces propos sont malheureusement devenus d'une banalité regrettable.
Mais ils n'acceptent pas que l'on salisse gratuitement la mort en service commandé et la mémoire de leurs camarades.
Ils demandent simplement, dans l'attente des résultats de l'enquête de l'IGPN, que l'on respecte la douleur des familles et cette journée de deuil pour l'ensemble de ceux qui mettent leur vie en jeu au quotidien au service de la sécurité des Français.
Marc Louboutin -
Romancier
Ancien Lieutenant de Police.
15:56 | Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note | Tags : police, cannes, bac, ministère de l'intérieur, hortefeux
18.08.2009
Les statistiques policières ou le principe de la pompe à vélo.
Je sais, ce titre semble délirant. C’est pourtant exactement ce que m’inspire la gestion des chiffres policiers en matière de faits élucidés.
J’explique. Prenez un adepte des salles de sport bodybuildé façon Philippe Lucas vu par les Guignols. Donnez lui une pompe à vélo et demandez lui de comprimer l’air le plus longtemps possible. Quelle que soit sa force, il finira par relâcher la pression et le niveau remontera…
L’article du jour du Figaro.fr, titré avec humour noir sans doute : « Après des années d’embellie, l’efficacité de la police marque le pas », est l’illustration flagrante de ce principe. Pourtant, on ne peut suspecter ce journal d’être politiquement très critique envers le gouvernement.
On apprend plein de choses à sa lecture qui je l’avoue m’a quelque peu surpris. Pas dans les faits énoncés, j’en parle dans les mêmes termes depuis maintenant des années, mais dans les aveux en filigrane sur les méthodes employées pour fournir de « bons » indicateurs à tout prix.
Les chiffres d’affaires élucidés subissent donc un ralentissement notable depuis trois mois. Je cite : « - 5 % en mai, - 5,5 % en juin et un timide + 0,81 % en juillet. ». et ce après 80 mois d’embellie, terme exact employé dans l’article.
Soit.
Voilà une des explications qui est avancée sous forme d’interrogation :
««Se peut-il que des esprits habiles aient délibérément levé le pied sur les affaires d'initiative pour masquer la hausse générale de la délinquance ?» interroge un expert en statistiques du ministère de l'Intérieur."
Un expert anonyme bien sûr. Là j’ai quand même un sursaut. Quoi ? Il y aurait donc des « traîtres » au Ministère de l’Intérieur ? Qui agiraient pour montrer que les pseudo-affaires dites d’initiative masqueraient en fait une hausse de la délinquance ?
Honnêtement, je n’y crois pas une seconde. Quelques trublions existent peut-être, mais maîtrisent ils assez de volumes de chiffres pour que cela représente une tendance sensible au niveau national ? Assurément non.
Voilà une déclaration d’expert (fantôme) qui me laisse songeur. Pour que cette thèse soit valide il faudrait soit un mouvement général des gardiens de la paix désobéissants à leurs instructions, soit une rébellion notable de chefs de service. Ces derniers étant intéressés financièrement et en terme de promotion à leurs résultats, cette hypothèse est pour le moins hasardeuse. La première aussi d’ailleurs. Au pire, peut-être, une inertie de la base mais encore faudrait-il réussir à la prouver…
La conspiration des tours de "passe-passe" et la faute, comme toujours, aux banlieues...
Ces tours de « passe-passe »pour trahir les chiffres seraient toutefois marginaux, d’après un Directeur Départemental« chevronné » de la Sécurité Publique. (Rien n’est dit au passage, sur les tours de « passe-passe » utilisés quotidiennement pour améliorer les chiffres…)
Je note également que ce DDSP, lui aussi témoigne de manière anonyme…Sans commentaire.
L’explication serait, toujours d’après ce commissaire de police la suivante : «En déshabillant certains services pour créer la police de quartier axée sur la lutte contre les violences urbaines, les policiers, déjà touchés par une baisse globale d'effectifs, se sont trouvés moins nombreux pour effectuer les classiques missions de contrôle des papiers et de fouille des poches»
Ceci expliquerait donc la baisse des affaires élucidées par la police.
Il y a dans cette petite phrase non assumée, puisque non signée, pas mal de choses à décrypter.
D’une part l’aveu en creux qu’il n’y a pas assez de policiers pour assurer toutes les missions sur l’ensemble du territoire, à l’heure ou la politique est à la poursuite de la baisse des effectifs…Nous en avons parlé hier.
D’autre part, cela serait les zones urbaines qui absorberaient avec les UTEQ trop de fonctionnaires au détriment des autres services qui donc ne pourraient plus faire leur travail correctement.
Abandonner une fois de plus les banlieues ? Dans quel but ?
Bon.
En gros les banlieues, appelons les choses par leur nom, auraient donc un impact sur le travail des policiers sur l’ensemble du territoire national. C’est quand même drôlement commode d’avoir toujours l’explication d’une cité qui traîne dans sa manche comme joker. J’imagine bien le Préfet de Corrèze expliquer que les chiffres de son département sont mauvais à cause de Clichy-sous-bois, par exemple, il aurait sans doute un franc succès…
De manière sous-jacente, il faudrait donc peut-être supprimer les services de proximité dans les zones urbaines ? C’est déjà ce qui était proposé hier, dans le même journal au sujet des effectifs de police :
Au nom d'Alliance, Jean-Claude Delage avance une idée visiblement partagée à l'UMP : «Dès 2010, il faudra geler la réduction des effectifs de la police.» Il va même plus loin : «Qu'on stoppe l'expérience des Uteq, le temps de l'évaluer», dit-il
Le message passe. En terme de communication on sait bien qu’il faut répéter, encore et encore, avec obstination, un principe pour qu’il soit considéré comme juste.
Abandonner une fois encore les banlieues ne montrerait qu’un manque de suivi dans la politique du gouvernement. Qu’il faille réformer le mode de travail des UTEQ est peut-être une réalité. Les dissoudre pour reverser les effectifs on ne sait où me semble pour le moins hasardeux. J’imagine assez bien les réactions des policiers affectés dans ces zones difficiles à l’annonce de l’arrêt de ce renfort… « On » voudrait laisser pourrir encore plus ces quartiers que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Après tout, dans l’esprit de certains, une bonne émeute est toujours l’occasion de caricaturer les choses, donc de communiquer à l’emporte-pièce. C’est aussi occulter qu’à ces occasion des policiers et des gendarmes sont blessés. Je n’ose penser que « l’on » raisonne déjà en terme de sacrifices éventuels à offrir aux médias…
Le taux d'élucidation c'est privilégier "la fouille des poches" sur l'investigation.
Enfin, et pour finir, il y a dans cette phrase l’aveu le plus parlant sur les nouvelles méthodes d’évaluation de la performance policière en terme d’élucidation de faits.
Avant la réforme des corps et des carrières, un corps constitué d’inspecteurs, d’enquêteurs et de gardiens de la paix en civil travaillait sur l’élucidation des affaires. C'est-à-dire qu’il traitait les procédures contre inconnu(s) pour identifier les auteurs d’infraction. Un travail difficile, ingrat et coûteux en heures/fonctionnaires. En bref, pas rentable au vu des normes technocratiques mise en oeuvre, non depuis 2002, contrairement à certaines affirmations politiques, mais progressivement depuis les années 90. Tout au plus depuis 2002 est-ce devenu une norme, une vraie méthode.
Pour augmenter le nombre d’affaires élucidées, par effet mathématique, est privilégié aujourd’hui la course aux infractions simples. Simples détentions de stupéfiants, infractions à la législation sur les étrangers pour ne prendre que ces exemples. En donnant la priorité sur ces activités de contrôles sur les enquêtes, il est facile de résoudre automatiquement et sans perte de temps un grand nombre de faits. Parfois même (en matière de stup par exemple) plus de 100 %. La police n’est pas devenue plus efficace pour résoudre les plaintes contre X, elle les noie sous les résultats forcément bons des «classiques missions de contrôle des papiers et de fouille des poches».
CQFD du principe mathématique qui jusque là faisait ses preuves. Tellement qu'il est devenu en quelques années un "classique".
C’est juste oublier une mécanique que connaît en quelques mois le premier gardien de la paix venu qui travaille sur le terrain. A négliger les enquêtes judiciaires pour donner priorité aux contrôles sans grandes incidences pénales, la délinquance d’habitude s’installe dans une relative impunité. La machine tourne à vide, les contrôles, logiquement, donnent moins de résultats par simple érosion et les infractions contre inconnu(s) augmentent…
La tendance s’inverse alors, la force nécessaire à la compression ne suffit plus, la pompe à vélo se relâche…
Sources : (cliquez pour lire)
12:12 Publié dans Police | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : police, délinquance, statistiques, élucidation, hortefeux, ministère de l'intérieur
17.08.2009
La force publique: une espèce menacée ?
Aujourd’hui, le Figaro.fr évoque la drastique réduction des effectifs dans la Police Nationale.
Au-delà des discussions, les chiffres évoqués dans cet article parlent d’eux-mêmes. En 2007 Matignon envisageait 5000 suppressions de poste, dans les faits, en 2009, 3000 seraient déjà programmés. Les objectifs seraient de supprimer d’ici 2012 pas moins de 8 000 postes, soit environ 10% du nombre total de gardiens de la paix.
Dans le même temps, pour « nourrir » les compagnies de sécurisation en banlieue, les UTEQ et le Grand Paris, il faudrait créer environ 6000 nouveaux postes…
Un absurdité qui semble évidente et avec laquelle le nouveau Ministre de l’Intérieur doit se débattre.
De plus, la récente polémique sur le rétropédalage actif auquel a dû se livrer Monsieur Hortefeux en désavouant publiquement son administration centrale au sujet de l’annulation de la scolarité en septembre des « cadets de la République » cache en fait une réalité bien plus amère pour une partie des jeunes français qui avaient choisi de faire carrière dans la police nationale, le plus souvent par pure vocation.
Plus de 3000 lauréats de concours de police attendent leur intégration, certains depuis deux ans...
C’est ainsi, d’après les syndicats, 2 400 lauréats du concours de gardien de la paix qui seraient actuellement « sur la touche » et environ 700 adjoints de sécurité (ADS), eux aussi reçus aux examens qui seraient en attente d’intégration en école de police. Soit plus de trois mille jeunes qui ont fait confiance à l’Etat en choisissant de faire une carrière dans un service public exigeant et dont certains survivent aujourd’hui du RMI simplement en attendant une scolarité promise.
Voilà donc ainsi un paradoxe qui n’échappe à personne. La sécurité publique nécessite un renouvellement d’effectif, dont le potentiel est déjà pré recruté, mais que le Ministère de l’Intérieur n’a visiblement plus les moyens financiers d’intégrer.
Une situation budgétaire qui serait peut-être plus grave que ce que l’on peut en savoir. D’après ‘la lettreA.fr » en date du 31 juillet dernier, il manquait au ministère de l’Intérieur 83 millions d’€uros au mois de juillet pour assurer la paye du traitement de ses fonctionnaires.
Une information qui n’a pas été reprise dans la presse. Pour autant, cette situation budgétaire était la cause officiellement mise en avant pour suspendre l’intégration des cadets de la République. Et Monsieur Hortefeux, lors de son désaveu de cette mesure, dans le figaro du 13 août, n’a pas eu un mot sur la réalité du budget de son ministère, ce qui était sans doute l’interrogation principale qu’aurait dû lui poser les journalistes à cette occasion.
Au-delà de la question légitime sur la santé financière de la sécurité intérieure plusieurs problématiques en découlent.
Comment, à l’heure des économies drastiques commandées par la Révision générale des politiques publiques (RGPP) continuer à assurer la charge financière du personnel dans ce ministère ?
C’est tout de même près de 80 % de l’enveloppe totale si l’on en juge les chiffres du Projet Annuel de Performance 2008, demandant 13 461 807 926 € pour les dépenses de personnels pour un budget total de fonctionnement de 15 911 068 530 €uros…
Dans les services, l’heure est depuis longtemps aux économies de tous poils, les acteurs au quotidien de la sécurité publique s’en rendent compte jusqu’à l’absurdité au jour le jour.
La question de l’éventualité d’une privatisation, à terme, d’une partie des tâches dévolues de manière régalienne à l’Etat est également sur toutes les lèvres de ceux qui suivent cette évolution de près.
D’autant que Monsieur Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’emploi prévoyait, dans le Figaro du 16/12/08 le recrutement d’ici 2015 de 100 000 nouveaux agents de sécurité privés. Un chiffre qui porterait l’effectif total de cette profession à 260 000 agents, soit une population supérieure à celle actuelle des agents actifs de l’Etat, Police et Gendarmerie confondues !
Une prévision qui ne correspond pas au dynamisme de ce secteur, sauf peut-être à envisager un glissement de tâches de l’Etat vers le secteur privé…
Monsieur le Président de la République lui-même, dans la préface du livre blanc « La participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe », mi décembre 2008, évoquait « un esprit de coproduction ».
Quelles missions de sécurité publique risquent-elles d'être privatisées ?
La récurrence des problèmes de budget du Ministère de l’Intérieur, la réduction qui semble inéluctable des effectifs de la sécurité publique mais aussi de la Gendarmerie Nationale, la fermeture de 8 centres de formation de la police nationale depuis début 2009, l’évident besoin en effectifs et en recrutement de la sécurité intérieure, liés avec la volonté gouvernementale d’économie et de coproduction avec la sécurité privée pose de nombreuses questions qui touchent aux principes fondamentaux de la protection des citoyens en France.
Quelles sont les tâches qui risquent d’être privatisées ? Comment et avec quels acteurs ? Et surtout, avec quelles garanties et quel encadrement de l’Etat ?
Les acteurs de terrain, chaque jour, sont confrontés à l’esprit d’économie des chefs de service qui sont également jugés sur la rigueur de leur gestion. Une rigueur qui est un des indicateurs des primes parfois très importantes qu’ils perçoivent en fin d’année, en plus des chiffres de lutte contre la délinquance qui doivent être forcément bons.
Même si l’un ne compenserait pas l’autre, reste t’il décent de verser de telles primes à des fonctionnaires qui finalement ne font qu’exécuter les instructions de l’Etat, c'est-à-dire honorer leur service, alors qu’une génération entière de jeunes flics, la vocation vrillée au corps, attend dans la précarité que les places en école qui leur sont dues soient simplement ouvertes ?
Un cadre de la Direction Générale de la Police Nationale me confiait l’an passé : « Avec la RGPP nous avons ouvert la boîte à gifles. ».
Voilà sans doute un nouveau dossier de violences policières, auto administrées celles là, duquel Monsieur Hortefeux va devoir se sortir dans les mois et les années qui viennent.
Reste à savoir comment….
Marc Louboutin.
Sources :(cliquez pour lire)
10:49 Publié dans Police | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : police, sécurité publique, ministère de l'intérieur, hortefeux
15.08.2009
Ouverture bientôt de la salle de repos
Bonjour à ceux qui passeraient par ici.
Ce blog ouvrira ses portes dans quelques jours, avant la fin août.
Quelques réglages sont à mettre en place et la chaudière reste à régler pour que le navire avance (presque) tout seul à sa vitesse de croisière.
Le suivi de l'actualité est déjà organisé, principalement avec la presse francophone. Il ne s'agira pas d'une compilation de faits divers, pour cela d'autres sites existent déjà, mais de rebondir sur l'actualité judiciaire et administrative pour montrer que la presse généraliste, en France, met en exergue principalement ce qui fait polémique en occultant une bonne partie du travail de police et de sécurité.
A travers ces faits, nous donnerons la parole à tous ceux qui se sentent concernés sur l'ensemble de l'héxagone. Parce que oui, il y a aussi des dealers en dehors des banlieues, pour ne prendre que cet exemple, et les policiers et gendarmes ne travaillent pas que dans les grandes zones urbaines qui font les couvertures des médias.
En attendant que la peinture de la salle de repos, lieu traditionnel de discussions dans les commissariats, soit sèche, je vous laisse l'opportunité de vous inscrire à la newsletter pour être averti de l'ouverture prochaine de ce lieu, ou d'envoyer vos suggestions de débats ou de billets si vous le souhaitez, qui que vous soyez, fonctionnaires d'autorité ou pas. La sécurité publique, c'est l'affaire de tous.
Concernant les policiers et gendarmes, si vous pouvez nous faire parvenir des photos anonymes d'illustration, de matériel, de véhicules ou de parties d'uniformes identifiables, cela nous permettra d'illustrer les billets de façon générique sans avoir le recours au pillage d'images sur Internet.
Voilà, tout est dit, l'équipe vous souhaite une bonne fin de mois d'août en vous donnant le plus vite possible rendez-vous ici.
En attendant ce jour, quelques tests de mise en ligne seront effectués.
12:23 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : police, gendarmerie, sécurité, ministère de l'intérieur










